ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS DE LA MONTAGNE
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n°308, septembre 2019, La ruralité est différente en montagne

ANNIE GENEVARD, présidente de l’ANEM, députée du Doubs

"Pour QUE L’HUMAIN SOIT AU COEUR DE LA MONTAGNE"

En se donnant pour thème « L’homme au coeur de la montagne », notre Congrès s’inscrit non seulement dans son temps mais il lance aussi un vibrant appel pour que les actes s’accordent aux engagements.
En effet, avec l’adoption de l’Acte II de la loi montagne voici bientôt trois ans, n’avions-nous pas l’assurance d’une relance de la politique de la montagne claire et déterminée? Le président de la République lui-même n’annonçait-il pas il y a juste un an, en s’adressant aux éleveurs de montagne, son intention de replacer l’homme au centre du territoire dans une logique de différenciation? Malgré cela, il semblerait que de nombreux dossiers impliquant la montagne aient du mal à aboutir. J’en veux pour preuve les difficultés à faire inscrire dans la loi d’orientation des mobilités des dispositions spécifiques à la montagne, la rigidité de l’artificialisation zéro en matière d’urbanisme ou l’insuffisance flagrante des réponses apportées cet été aux ravages toujours croissants des grands prédateurs.
Loin de moi l’idée d’un procès d’intention. Ce constat s’explique très probablement par une insuffisante connaissance de la réalité montagnarde, faute de la pratiquer au quotidien et dans la proximité. Continuons donc, inlassablement, à oeuvrer à la diffusion de la culture montagne en vue d’une meilleure compréhension de nos réalités et, par conséquent, d’un consensus fort sur les réponses appropriées à leur fournir. C’est une question justice territoriale!
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n°307, septembre 2019, La ruralité est différente en montagne

« RURAUX, OUI, MAIS PAS SEULEMENT »

JEANINE DUBIÉ, secrétaire générale de l’ANEM, députée des Hautes-Pyrénées

«Au cours de cette rentrée, entre l’adoption définitive de la loi d’orientation des mobilités et l’engagement du débat sur le projet de loi relatif à l’engagement dans la vie locale et la proximité de l’action publique, sans oublier les conclusions de la mission agenda rural et le traditionnel projet de loi de finances pour l’année à venir, la montagne ne manquera pas d’occasions pour rappeler et faire reconnaître sa singularité.
Chacun de ces rendez-vous reste néanmoins un challenge en soi. En effet, sur chaque texte ou projet de décision, nous nous heurtons de façon presque systématique à la même réponse dilatoire qui laisse entendre, soit que notre spécificité sera nécessairement respectée et donc inutile de la formaliser, soit que cette spécificité ne saurait être regardée comme un droit systématique. La loi l’affirme pourtant sans ambiguïté depuis plus de 35 ans.
De la même manière, il nous faut souvent affronter un discours globalisant qui soutient que dès lors que des réponses sont apportées au rural, elles sont également appropriées pour la montagne. C’est une approche réductrice qui oublie un peu trop facilement que si les territoires de montagne sont en bonne partie des territoires ruraux, ils sont confrontés à des situations inconnues ailleurs en raison de la pente, de l’altitude et des rigueurs climatiques.
Il ne s’agit ni de pré carré ni de privilèges que nous défendrions bec et ongles, mais bien de besoins réels, quotidiens et souvent vitaux, qui appellent des réponses propres. Nous voici de nouveau à l’oeuvre avec une énergie nouvelle pour les promouvoir.
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n°306, juillet / Aout 2019, les montagnards gardiens de la biodiversité

NUMERO SPECIAL ETE : Intégralité des articles disponible !

"LA MONTAGNE VIVANTE, GARANTE DE BIODIVERSITÉ"

Avec la multiplication de rapports alarmants, la prise de conscience des menaces qui pèsent sur la biodiversité ne cesse de progresser dans l’opinion. Les activités humaines et le changement climatique sont tour à tour montrés du doigt. Pour leur part, les montagnards savent depuis longtemps à quoi s’en tenir pour ce qui est de leurs territoires. Milieu sentinelle au même titre que le littoral pour ce qui est de l’impact des hausses progressives de températures, les bouleversements les plus spectaculaires sont d’ores et déjà à l’oeuvre: aridité accrue ainsi que remontée progressive des étages de végétation et des écosystèmes qui leur sont attachés. L’aire des milieux biologiques alpins est ainsi appelée à se rétrécir tandis que celle de la moyenne montagne devrait gagner du terrain et faire fonction de refuge pour nombre d’espèces animales et de variétés végétales en provenance des strates en contrebas. Les acteurs de terrain n’ont d’autre choix que d’adapter leur activité, et leurs efforts en ce sens devront perdurer. En cela, ils sont utiles pour l’ensemble de la collectivité.

Car en montagne, le facteur humain est un élément primordial et déterminant pour la richesse et la qualité de la biodiversité. La tentation chez certains à l’ensauvagement ou à la sanctuarisation des territoires montagnards conduirait assurément à un appauvrissement préjudiciable à tous. Voilà le fondement de l’engagement permanent de l’ANEM pour une montagne vivante au quotidien. Loin d’être un corps étranger ou un élément perturbateur indésirable, l’homme doit rester l’élément central du dispositif qui assure le juste et fragile équilibre entre développement et protection, en lui permettant d’assurer son rôle de multiplicateur. À l’occasion de la pause estivale, nous avons fait le choix d’en faire le rappel, images à l’appui.

 

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n°305, juin 2019, La qualité montagne fait la différence dans votre assiette

« PLAIDOYER POUR UNE MONTAGNE PLUS ACCESSIBLE »
ANNIE GENEVARD, présidente de l’ANEM, députée du Doubs
 
Dans notre contribution au Grand débat national nous avons souligné que l’enclavement reste une réalité dans de nombreux territoires de montagne parce que l’équipement routier et ferroviaire, voire aérien, est bien souvent inachevé. Cela est d’autant plus préjudiciable qu’un massif qui n’est pas pénétré est contourné et donc abandonné.
 
À l’intérieur des massifs, les montagnards subissent les conséquences du sous-équipement, qu’il s’agisse des déplacements pour se rendre au travail (les mouvements pendulaires quotidiens en zone frontalière illustrent de façon paroxystique la situation) ou pour tous les autres aspects de la vie quotidienne.
 
La mobilité reste la condition première de l’attractivité de la montagne pour le maintien et le développement des activités. Or, les contraintes de relief, d’altitude et de climat, inhérentes à la montagne, exigent des équipements adaptés, notamment pour des questions de sécurité et de garantie d’accès en toute saison – le tourisme saisonnier amplifiant périodiquement le phénomène de sous-dimensionnement des infrastructures.
 
Les élus de la montagne souhaitent que la loi LOM améliore concrètement la mobilité au quotidien, grâce à des solutions de transport plus efficaces, plus propres et plus accessibles. Ainsi, avant de penser « nouvelles mobilités », il faut prioritairement achever les infrastructures routières et ferroviaires, et raisonner en temps de parcours et pas seulement en distance.
 
C’est ce que nous avons expliqué à la ministre en charge des Transports, Élisabeth Borne, lors de notre rencontre en mai dernier. C’est aussi ce que ne manqueront pas de rappeler, ce mois de juin, les députés particulièrement déterminés à donner droit de cité à la montagne, lors de l’examen du projet de loi du gouvernement.
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n°304, mai 2019, Les habits neufs des Offices de Tourisme

« MONTAGNE D’EUROPE, ES-TU LÀ? »
JEANINE DUBIÉ, secrétaire générale de l’ANEM, députée des Hautes-Pyrénées
 
« Entre réunion de la commission permanente du Conseil national de la montagne et élections parlementaires européennes, plusieurs rendez-vous majeurs de ce mois de mai sont, pour la montagne, porteurs autant d’espoirs que d’enjeux. Mais c’est principalement vers l’Europe que nos yeux se tournent. Malmenée, durant la législature qui vient de s’achever, entre Brexit et crise migratoire, l’Union européenne a manifestement besoin d’un nouveau souffle. Il y a cinq ans, nous appelions ici à un « mieux » d’Europe, et nous constatons aujourd’hui que ce voeu reste d’une grande actualité.
 
En priorité, nous avons tous besoin que l’Europe soit plus proche et plus protectrice, c’est-à-dire plus concrète et positive pour le citoyen, si nous voulons qu’elle soit mieux comprise et mieux défendue. Une démarche qui vaut tout aussi bien pour la montagne, ses populations et ses élus. Au fur et à mesure que les politiques de l’Union tendent à conforter le réseau des villes et à traiter de plus en plus des réalités urbaines, il est temps de rappeler que la montagne est une réalité qui ne concerne pas moins de 17 États membres sur 28, et qu’elle représente en superficie plus d’un tiers de l’Europe. Pour pallier l’insuffisance probable de représentants réellement montagnards au sein du nouveau Parlement, notre ferveur pour l’Europe est devenue un impératif salutaire pour se faire entendre correctement à Bruxelles. »
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n°303, avril 2019, LES ÉLUS DE LA MONTAGNE DANS LE GRAND DÉBAT NATIONAL

« LA MONTAGNE EN DÉBAT »

« Aux yeux des montagnards, s’il est un sujet qui ne devrait pas faire débat, c’est bien celui de la montagne. Territoire d’enjeux par excellence, la re¬connaissance par la loi de son droit à la différence et à la solidarité nationale du fait du handicap géophysique qui la caractérise, mais également les atouts exceptionnels qu’elle présente, en feraient un objet de consensus massif et la destinataire de toutes les at¬tentions des politiques publiques.

Pourtant, en dépit de toutes les déclarations de bonnes intentions et de toutes les garanties consignées dans le droit positif, la montagne éprouve trop souvent les plus grandes difficultés à faire entendre et re¬connaître sa singularité.

C’est pourquoi les élus de la montagne ne pouvaient pas rester absents du Grand débat national qui vient de se clore. Si, dès le départ, nous avons considéré que cet exercice s’adressait prioritairement aux citoyens, l’ANEM se devait, en tant qu’association représentative de l’intérêt général de territoires spécifiques, de faire part, elle aussi, de ses espérances et de ses propositions. Au cœur de celles-ci, la question de la subsidiarité dans la définition et la conduite des politiques publiques et celle de la représentation des territoires de montagne dans les as¬semblées où s’exerce la démocratie figurent en bonne place.

La contribution de l’ANEM au Grand débat national fait l’objet du dossier du présent numéro. Espérons qu’avec elle, la montagne trouve sa place dans la synthèse et les annonces présidentielles et/ou gouvernementales qui suivront. »

Frédérique LARDET, vice-présidente de l’ANEM, députée de la Haute-Savoie

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N° 302, mars 2019, L’AGRICULTURE BIO PREND DE LA HAUTEUR

« JAMAIS DEUX SANS TROIS »


« En tant que présidente et secrétaire générale, tout comme nos chers collègues du Comité directeur, nous saluons et nous nous réjouissons de la désignation de Frédérique LARDET, députée de la Haute-Savoie, par ses pairs de la majorité, pour assurer, à nos côtés, la fonction de vice-présidente de l’ANEM. Décidée par l’Assemblée générale d’octobre dernier, lors du Congrès de Morteau, la création de cette vice-présidence marque une étape nouvelle et importante dans l’histoire de l’Association.
En effet, dans une volonté d’ouverture et de juste représentation, elle inscrit dans notre fonctionne¬ment interne les nouveaux équilibres politiques apparus en 2017, tout comme la composition du Comité di¬recteur lors de sa réélection, avec l’arrivée de 26 parlemen¬taires de la nouvelle majorité.
Cet enrichissement va nous permettre de conforter l’unité des élus en faveur de la cause montagnarde qui a toujours été la clé de nos succès. De surcroît, il se trouve que cet exécutif tripartite innovant est entièrement féminin (simple fait du hasard) et qu’il incarne trois massifs de montagne.
C’est pourquoi nous sommes non seulement heureuses, mais particulièrement fières de l’arrivée de Frédérique, que nous félicitons chaleureusement pour sa désignation et ne doutons pas qu’à trois nous serons encore plus combatives et efficaces. »

Annie GENEVARD et Jeanine DUBIÉ, présidente et secrétaire générale de l’ANEM, députées du Doubs et des Hautes-Pyrénées
 

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n°301, février 2019, AU CHEVET DE LA SANTÉ EN MONTAGNE

« LA MONTAGNE EN DÉBAT »

« Dans le Grand débat national, dont la première phase de contributions ouvertes court jusqu’au 15 mars, les élus ont leur mot à dire, notamment pour la phase de synthèse organisée par la mission du grand débat qui donnera lieu aux conférences citoyennes régionales.

À cette occasion, il est indispensable que les élus de la montagne soient présents. Le scénario de la Conférence nationale des ter¬ritoires ne doit pas se reproduire. Il est en effet primordial de faire entendre la spécificité des territoires de montagne au regard du questionnement présidentiel tout autant que des demandes qui émergeront de la multitude des contribu¬tions. Qu’il s’agisse de la révision du système fiscal pour qu’il soit plus juste, de la réussite de la transition écologique et énergétique ou du fonc¬tionnement de nos institutions, la montagne a d’importantes cartes à jouer.

Pour renforcer la laïcité et le partage des valeurs de la République, tous deux plus nécessaires que jamais, il faut en premier lieu s’attacher à ré¬soudre le problème croissant de la méconnaissance chez nos concitoyens des institutions, de leur utilité et de leur fonctionnement, sans oublier également celle des réalités de la montagne. Il y a quelques années, nous appelions de nos voeux à un nouveau pacte entre la montagne et la nation. Espérons que le Grand débat national soit aujourd’hui l’occasion de le concrétiser pleinement. »

Annie GENEVARD, présidente de l’ANEM, députée du Doubs

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